Les élections ont déjà commencé sur le web
Entre dénigrement du parti opposé, détournements de noms de domaines, guerre d’influence et de présence en ligne la campagne 2.0 a bel et bien commencée (et sur des chapeaux de roues). L’occasion pour nous de faire un tour d’horizon des stratégies web des 4 principaux partis et de revenir sur l’excellente infographie publiée récemment par Digimind qui propose un classement des candidats sur internet.
Les deux principaux candidats misent beaucoup sur les réseaux sociaux pour influer sur leur image et conquérir de nouveaux adhérents pour leur parti mais plus largement de nouvelles voix pour l’élection présidentielle. Voici les budgets internet de campagne des principaux candidats :

Campagne de mailing, diffusions de vidéos de promotion, bannières de recrutement d’adhérents, animation des comptes Twitter, Facebook, Google +, Dailymotion, Youtube… sont autant de supports sur lesquels les équipes de communication axent la communication online des candidats. Voici un focus rapide des principaux leviers de présence en ligne des 4 partis « majoritaires » :
| Ump | PS | FN | Modem | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Budget internet de la campagne | 2 millions d'euros | 1,8 millions d'euros | 180 mille euros | 700 mille euros | ||||
| Site vitrine du parti | Oui | Oui | Oui | Oui | ||||
| Site du projet | Oui | - | - | - | ||||
| Le parti sur Facebook | Oui | 21529 fans | Oui | 34062 fans | Oui | 48379 fans | Oui | 4317 fans |
| Le parti sur Twitter | Oui | 16342 abonnés | Oui | 21626 abonnés | Oui | 4960 abonnés | Oui | 4862 abonnés |
| Le parti sur Google + | Oui | 413 encercleurs | Oui | 336 encercleurs | Oui | 59 encercleurs | - | |
| Le parti sur Youtube | Oui | 282 abonnés, 275 251 vues | Oui | 98 abonnés, 77860 vues | Oui | 897 abonnés, 1114514 vues | Oui | 64 abonnés, 49552 vues |
| Le parti sur Dailymotion | Oui | 3718891 vues | Oui | 1314713 vues | Oui | 350685 vues | Oui | 415451 vues |
| Site du candidat | - | Oui | Oui | Oui | ||||
| Le candidat sur Facebook | Oui | 511613 fans | Oui | 43506 fans | Oui | 31958 fans | Oui | 19687 fans |
| Le candidat sur Twitter | - | Oui | 127375 abonnés | Oui | 29705 abonnés | Oui | 49627 abonnés | |
| Le candidat sur Google + | - | Oui | 28101 encercleurs | Oui | 24 encercleurs | Oui | 24863 encercleurs | |
| Comité de soutien | Oui | Oui | Oui (attention les yeux) | - | ||||
| Autre | Comité de soutien sur Twitter (18343 abonnés) | - | Profil Google + de présidente du FN | - | ||||
Précision concernant le parti socialiste : le budget destiné à la campagne web représente 10% du budget total de la campagne et une équipe de 40 personnes en plus des 10 permanents de l’équipe web du PS.
Trois remarques sur le tableau :
- François Bayrou est le 2ème candidat à avoir le plus de contacts sur Google +.
- Le FN est le parti le plus actif sur youtube
- Nicolas Sarkozy n'est pas présent sur Twitter

- L’antériorité : Nicolas Sarkozy était déjà candidat en 2007. Si sa page existe depuis cette date (ce que je ne sais pas dire) elle a eu beaucoup de temps pour engranger des fans supplémentaires.
- La fonction de Nicolas Sarkozy. En effet Nicolas Sarkozy est l’actuel président de la république Française (scoop !) ce qui lui permet de bénéficier d’une renommée internationale. Il est connu en Europe et à l’étranger. Cette visibilité peut expliquer le nombre de fans qui serait donc constitué, dans cette hypothèse, de beaucoup d’étrangers. Allez demander à un Américain s’il connait François Hollande ou François Bayrou… j’en doute.
- Mon troisième point rejoint le second point à savoir que Nicolas Sarkozy est l’actuel président. Ce qui signifie donc qu’il est constamment confronté à une opposition et à des critiques. Dans ces 500 000 fans se trouvent donc des « contre fans » présents sur la page pour débattre avec les sympathisants ou tout simplement là pour critiquer les mesures du chef de l’état.

Attaquons-nous désormais aux articles dédiés aux candidats sur le web. Il est aisé de comprendre ces chiffre. En effet Nicolas Sarkozy n’est actuellement pas déclaré comme candidat à la présidence de la république mais souhaite toujours être considéré comme le président en activité. Le quotidien de sa fonction (ses nombreuses sorties, l’annonce de mesures…) et les élections approchant en font une cible parfaite des médias.
Les sites tiers
Je souhaite terminer cet article en abordant un nouveau problème que pose les réseaux sociaux.
Le saviez-vous ?
Il existe pour la première fois cette année un réel risque de diffusion massive sur les réseaux sociaux et notamment Twitter. Plutôt que de proposer des solutions telles que l’harmonisation de l’heure de fermeture des bureaux de votes ou tout simplement de ne pas faire appel aux instituts de sondage, Pierre-Henri Brandet, porte parole du ministère de l’intérieur, rappel que "Les utilisateurs de Twitter sont des citoyens comme les autres et comme n’importe quel citoyen, ils doivent respecter la loi". Mattias Guyomar, secrétaire général de la Commission des sondages, insiste également sur le respect de la loi "Il faut rappeler aux gens que ce n’est pas anodin, qu’ils risquent une poursuite du parquet et 75.000 d’euros d’amende, en cas de tweet ou de retweet d’estimations de résultats".


Commentaires
Super article, très complet !
Pour avoir un peu l'impact des réseaux sociaux et les candidats qui l'utilisent le mieux, je vous conseille d'aller voir sur salesforce.com/election2012, c'est une infographie en temps réel sur le nombre de conversations sur les réseaux sociaux à propos des candidats, toujours très interessant à regarder !
C'est quand meme edriaorxrnaite de voir tous ces socialistes faire l'apologie de la retraite par capitalisation en proposant de financer les retraites par une taxation du capital.
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